humour
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Lançons donc le débat. Je n'avais pas vu le premier volet de OSS117 donc je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Au vu de toutes les excellentes critiques que j'avais lues et entendues, je ne pouvais qu'espérer une comédie hilarante. Or, même si quelques gags m'ont fait rire, ils étaient dilués dans les longueurs et lourderies du film. Quand on fait une parodie, la recette la plus facile, c'est de prendre les clichés du film parodié et de les pousser à l'extrême pour les rendre ridicule. Le problème, c'est que les films de James Bond ont déjà été repris tellement de fois que le public est tout à fait capable de trouver de quoi s'en moquer tout seul. Les gags sont donc très prévisibles, et personnellement, ce qui me plaît le plus dans un film ou même un livre ou une bande-dessinée, c'est la surprise. Qu'on me donne quelque chose que je n'aurais pas put trouver toute seule ! Ajouter à cela le comique de répétition en abondance c'est à dire la répétition des « gags-qui-nous-ont-fait-à-peine-sourire-parce-qu'on-aurait-put-les-trouver-tout-seul ». Saupoudrez de multiples scènes pas vraiment utiles qui s'étirent en longueur avec l'écran qui se divise en plusieurs plans différents. Amusant les deux premières fois, certes mais par la suite, on se dit qu'on a le temps d'aller chercher son pop corn en attendant que ça se termine et qu'on retourne dans l'histoire.  J'aurai voulu avoir une télécommande pour sauter les passages ennuyeux, ce qui n'aurait pas vraiment portée atteinte à la trame de l'histoire.

Mais cependant, je ne prétend pas avoir tiré la gueule pendant deux heures. J'ai quand même rit à certains passage, mais par rapport à d'autres comédies qui m'ont laissée hilare tout au long du film, OSS117 fait bien pâle figure. Je serais incapable de vous citer une seule réplique qui pourrait devenir culte. Le film est donc plutôt victime de son succès, on attend beaucoup mais on repart déçu, cela reste une sympathique comédie à regarder avec le cerveau en mode veille, mais sans plus.

 

Quite à choisir du concentré d'absurdité à la française, préférez La cité de la peur, certes pas vraiment d'actualité mais bien moins ennuyeux.